AM Faits

LE PAYSAGE DE LA PROFESSION D’ AM

  • L’apport des premiers adjoints au médecin (AM) au Canada a commencé dans les Forces armées canadiennes, il y a une quarantaine d’années.
  • Les AM font partie du système de soins de santé publique canadien au Manitoba depuis 14 ans, en Ontario depuis 8 ans, au Nouveau-Brunswick depuis 4 ans et en Alberta depuis 2013.
  • Il y a environ 500 AM qui pratiquent au Canada, dont approximativement 300 en Ontario.
  • Les AM pratiquent aux États-Unis depuis environ 50 ans et représentent l’un des segments les plus dynamiques de la main-d’œuvre en soins de santé, avec plus de 100 000 AM pratiquant dans le domaine des soins de santé primaires, ainsi que dans presque toutes les spécialités médicales[1].

RÔLE DES AM DANS LE SYSTÈME DE SANTÉ

  • Dans les milieux de soins primaires, les AM peuvent assurer la prise en charge de 75 % de toutes les consultations sans recourir aux services d’un médecin[2].
  • Les AM peuvent gérer jusqu’à 62 % de tous les cas dans des contextes de soins d’urgence[3].
  • Selon une étude menée en Ontario sur l’utilisation des AM, 71 % des médecins qui travaillent avec des AM ont déclaré que l’AM a eu des effets positifs sur le débit de traitement des patients, avec de meilleurs résultats dans un milieu non hospitalier que dans un contexte hospitalier[4].
  • Cette même étude a révélé que 95 % des médecins qui travaillent avec des AM ont noté qu’un AM leur permet de fournir des soins de santé de façon plus efficace[5].
  • Au service d’urgence, les AM peuvent réduire de 1,9 fois les temps d’attente et aider à réduire de moitié le nombre de patients qui quittent l’urgence sans avoir été examinés[6].
  • L’utilisation des AM en chirurgie générale peut réduire le pourcentage de congés tardifs de l’hôpital (de 20 % à 0,5 %), améliorer le taux de congés précoces (16 %) et permettre aux résidents de consacrer moins de temps aux DME (21 heures/semaine vs 31 heures/semaine)[7].
  • Les AM ont la capacité d’augmenter le rendement chirurgical d’arthroplasties primaires de 42 % par année et de réduire de 14 semaines les temps d’attente pour les interventions chirurgicales.
  • Les AM employés dans le service des maladies infectieuses permettent de réduire le délai de consultation de 21,4 heures à 14,3 heures et de raccourcir la période d’hospitalisation de l’ordre de 3,6 jours différentiels[8].
  • Les AM permettent aux médecins d’augmenter le nombre de patients qu’ils sont capables de traiter en une journée et de servir dans l’ensemble de leur pratique. Avec un AM parmi leur personnel, de nombreux médecins peuvent fournir des services le jour même à des patients ayant des problèmes aigus[9].
  • Il a été démontré que la présence des AM dans les établissements de soins de longue durée diminue le taux d’entrée à l’hôpital de 38 % chez les personnes âgées[10].
  • Chez les patients traités par un AM dans le cadre d’un programme de soins à domicile, on constate une réduction de 25 % du taux de réadmission à l’hôpital dans les 30 jours[11].
  • Plus de 9 Canadiens sur 10 ayant été soignés par un AM ont été satisfaits (75 %) ou plutôt satisfaits (18 %) de l’expérience[12].
  • Plus de 8 Canadiens sur 10 sont en faveur d’un rôle plus important pour les AM (56 %) ou y sont plutôt favorables (26 %)[13].

 

[1] AAPAAAPAFact Sheet. (52015) page 1. Extrait de : https://www.aapa.org/WorkArea/DownloadAsset.aspx?id=21474837052147483705

[2] Schweitzer, S.O. & Record, J.C. (1981). Staffing primary care in 1990: physician replacement and cost saving. Springer Publication Co., New York.

[3] La Australasian College of Emergency Medicine et la Australasian Society for Emergency Medicine. (2011). Roles and Task Assignments. para 3, p.p. 9.

[4] Le Ministère de la Santé et des Soins de longue durée. (2012). Adjoint, profession de la santé : Examen de la demande des adjoints au médecin relative au Règlement. p.p. 25

[5] Le Ministère de la Santé et des Soins de longue durée. (2012). Adjoint, profession de la santé : Examen de la demande des adjoints au médecin relative au Règlement p.p. 27

[6] Ducharme, Adler, Pelletier, Murray et Tepper. (2009). Impact on patient flow after the integration of nurse practitioners and physician assistants in Ontario emergency departments. Le Journal canadien de la médecine d’urgence, Vol. 5, p.p. 458. Extrait de : http://www.cjem-online.ca/v11/n5/p455

[7] Hôpital Mount Sinai, Toronto, ON, chirurgie générale. Mars 2015

[8] Toronto East General Hospital. Maladies infectieuses. Mars 2015

[9] Taylor, M.T.,Taylor D. W. (non paru) (2012). Benefits and Barriers to the Employment of Physician Assistants by Physicians in the Ontario Health Care System: A Qualitative Study.

[10] Hooker, Cawley et Asprey. (2010). Physician Assistant Specialization: Nonprimary care. PA Specialty Care. Ch. 7. p.p. 235.

[11] Nabagiez JP, Shariff MA, Khan MA, Molloy WJ, McGinn JT Jr. J Thorac Cardiovasc Surg. janvier 2013145(1):225-31, 233; discussion 232-3. doi: 10.1016/j.jtcvs.2012.09.047. (2013). Physician assistant home visit program to reduce hospital readmissions. Extrait de : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23244257

[12] Nanos Research. (2014). Awareness and Impressions of Physician Assistants. Executive Summary. p.p. 2. Extrait de : http://www.nanosresearch.com/library/polls/POLNAT-S14-T623.pdf.

[13] Nanos Research. (2014). Awareness and Impressions of Physician Assistants. Executive Summary. p.p. 2. Extrait de : http://www.nanosresearch.com/library/polls/POLNAT-S14-T623.pdf.